Gran Turismo Sport : un solo qui manque

Gran Turismo Sport arrive en exclusivité sur PS4 après une longue attente avec un concept essentiellement basé sur le multi.. un pari sacrément osé pour le jeu de course qui a fait ses lettres de noblesse avec un solo surdéveloppé. Disons le d’emblée, l’expérience s’avère déroutante.

Faisons un point sur la prise en main. Le jeu s’ouvre sur une scène d’intro pleine de finesse qui retrace les grands moments de l’histoire du sport automobile, en finissant sur des plans serrés de Lewis Hamilton, triple champion du monde de F1 et consultant gameplay pour le jeu.

Ca s’annonce bien, alors qu’en est il du gameplay, justement ? Plus accessible globalement que ses prédécesseurs, il faudra peu de temps pour appréhender la physique des voitures, les drifts, etc. Cependant, les courses manquent d’intérêt. Sans être mauvaises, la conduite et la sensation de vitesse sont décevantes, on a le sentiment que le jeu peine à évoluer sur ce point. Vous constaterez aussi des murs invisibles, présents à quelques mètres a peine des tracés si vous ratez un virage. En plus de ça, l’IA est souvent aux fraises et incapable d’adapter sa conduite à votre présence… bref pour l’immersion c’est pas gagné.

Le solo n’est pas de la partie

On vous incite clairement à passer aux courses multi tant le contenu solo est pauvre : un mode arcade et un mode défi qui remplace les fameux permis, dans lequel vous retrouverez des d’épreuves tout à fait similaires, mais pour le coup totalement optionnelles. Exit donc le mode carrière, vous pourrez néanmoins débloquer les différents circuits et bolides en accumulant de l’XP en participant aux courses arcade et défis.

Le multi lui, s’organise autour de courses joignables depuis un système de salons créés par la communauté, et pour les plus audacieux, le mode « Sport » vous permettra de prendre part à des courses internationales, participer à différents événements organisés par l’éditeur mais à y regarder de plus près le contenu semble pour le moment assez limité. Un bon point autour du concept de pénalité, qui attribue une note aux coureurs en fonction de leur attitude et type de conduite. Ici c’est le zero contact qui est maitre, et le jeu offre la possibilité de restreindre l’accès aux salons et courses aux joueurs les plus propres, ce qui amène au multi une expérience plus agréable sans aucun doute.

Le jeu en lui même est assez beau et on peut souligner le soin que la license apporte dans cet épisode aux cinématiques, aux replays et la modélisation des voitures est magnifique, jusqu’aux détails dans la vue habitacle. Chaque circuit est accessible en mode miroir et à différentes heures du jour et conditions climatiques, ce qui est un peu de la poudre aux yeux quand on regarde vraiment le nombre de circuits disponibles.

Vous avez en outre la possibilité de beaucoup (trop ?) customiser les courses et on se perd rapidement dans les dizaines de paramètres modifiables. L’interface utilisateur est en effet un peu brouillon, le menu principal souffre d’une police de caractère minuscule et 90% de l’écran est occupé par un slideshow, certes très beau, mais plutôt inutile.

La modélisation est magnifique

Au final, on peine à trouver à ce Gran Turismo Sport des raisons de poursuivre l’expérience et l’envie d’y revenir, la faute à un manque trop important de contenu solo et surtout un gameplay qui commence à faire un peu daté. Les inconditionnels du challenge en multi y trouveront sans doute davantage leur compte, avec de bonnes idées pour développer une activité en ligne sur des bases de conduite fair-play.

Précisions que les conditions du test sont à la manette et sans kit VR, sur une PS4 normale.

Gran Turismo Sport est disponible exclusivement sur PS4

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